Valeurs
La dignité au clair
13-6/ 22h02/ "Valeurs gaullistes"? Il n'est pas très prestigieux que ce soit Nadine Morano qui les enterre. Elles auraient mérité funérailles plus dignes." Qui dit cela après l'appel de Nadine aux électeurs du FN? Qui commente les accommodements politiciens, courants entre les deux tours des scrutins électoraux et ne brillant pas beaucoup par leur noblesse, à droite comme à gauche; voir le vaudeville d'hier à La Rochelle? Qui s'érige en arbitre des dignités à décerner? Qui se cache derrière cette voix, virginale et gaullienne, que le grand Charles vivant aurait eu plaisir à rencontrer? C'est Anne Sinclair qui officie quotidiennement, avec l'impartialité qu'on imagine. Oui, la directrice éditoriale du Huffington Post et femme de DSK. Un couple dont la modestie et la sagesse a accaparé notre attention pendant des mois et sur lequel sort, justement ces jours-ci, un livre écrit par les journalistes du Monde: "Les Strauss-Kahn" (éditions Albin Michel). Vu le titre de leur journal, on se doute que Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin ne sont pas des arracheuses de tripes socialistes. Leur commentaire reste de bon aloi, même si ces dames se font un devoir de raconter l'existence de ce couple que nous avons failli avoir à la tête de l'Etat. Elle nous cachent (presque) rien de leur comportement de petits grands-bourgeois, avides de plaisirs, de luxe, de considération, enivrés de leurs pouvoirs et fascinés par les ors de la République. Après Sarkozy, qui ne fut pas un modèle de délicatesse, et Hollande, qui commence pas mal non plus, on imagine ce qu'aurait donné Anne Sinclair en première dame de France, capable d'avaler les pires avanies dans le privé et, en public, forcément drapée dans sa dignité, au bras d'un mari partouzeur, avec n'importe qui. Et dont François Mitterrand disait qu'il était "un jouisseur sans destin." /Flavia Labau









