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Mercredi 22 mai 2013
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Télévision


Un portrait d'Axel Kahn





19-6/17h13/ Frère du journaliste non conformiste et fondateur de Marianne, Jean François, Axel Kahn est généticien et se définit comme agnostique, après avoir été catholique. Encarté au PCF jusqu'en 1977 et marqué par le suicide de son père, qui lui laisse tout jeune une sorte de testament éthique, il est membre correspondant de l'Académie des sciences et du Comité consultatif national d'éthique jusqu'en 2005, pense que c'est à la morale de penser la science et non l'inverse. 
Voici ce qu'il dit sur la légalisation des mères porteuses: "que la loi pose comme principe qu'il est bon pour une femme de s'interdire d'aimer le bébé qu'elle porte, qu'il est bon pour une femme d'être un utérus artificiel sur pattes, oui, ce serait pour moi une défaite du principe de respect de l'autre. Si j'étais député, je lutterais de toutes mes forces pour que l'on s'en tienne à la tradition romaine : la mère est la femme qui accouche. Dans 95% des cas, la motivation de la gestation pour autrui est financière. Restent les 5 % de cas qui procèdent d'un acte vraiment solidaire, une sœur, une amie qui se sent capable d'aider une femme  dans l'impossibilité  de  porter son enfant. Sans modifier la loi, peut-être pourrait-on imaginer avec beaucoup de prudence une commission capable d'examiner ces situations minoritaires. Mais je reste globalement très réticent."
Voici son avis sur la La loi de bioéthique, qui "doit de toute urgence cesser d'être un catalogue des pratiques autorisées et interdites, parce qu'elle sera toujours en retard d'une guerre. L'évolution des techniques  et l'imagination des chercheurs  sont telles qu'au moment où la loi sera révisée, comme cela est prévu tous les cinq ans, on saura faire mille choses supplémentaires qu'elle n'aura pas prises en compte. La loi devrait se borner à affirmer les valeurs que l'on veut défendre : ce qui est essentiel dans l'humanité, qui pourrait être menacé et que l'on veut protéger. Aux comités ad hoc de statuer ensuite au cas par cas et de prendre en compte l'évolution des techniques." (France 5 mardi 19 à 23h35)


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