Aviculture
Même les poules ne pondent plus des œufs !....
La Commission européenne estime que le nombre d’œufs pondus dans les 27 pays de l’Union devrait baisser de 2,5 % sur l’ensemble de l’année. En France, la production d’œufs avait reculé de 18 % à la mi-mars. Cette baisse de ponte se traduit mécaniquement par une hausse des prix. Cette décrue du volume de ponte n’est pas à mettre sur le compte d’une méforme des poules. Bien au contraire. Les gallinacés européens bénéficient, en effet, en théorie, de meilleures conditions de vie depuis le 1er janvier 2012. En particulier, ceux qui subissent la dure loi de l’élevage en batterie. Sous la pression des associations sensibles au bien-être animal, Bruxelles a décidé d’imposer de nouvelles normes. Chaque volatile a désormais à sa disposition un espace de 600 cm², sans oublier un perchoir, un nid et une litière. Une directive qui date de 1999. Les éleveurs ont donc eu douze ans pour se mettre aux normes. Le cours de l’œuf à Rungis connaît une poussée de fièvre depuis février. La centaine d’œufs se négocie à plus de 13 euros, contre 9 euros en début d’année et 5 euros, il y a un an. Quant à l’œuf pour l’industrie, il se monnaie près de 2 euros le kilo contre 1,1 euro en début d’année. Ces hausses ne se sont pas encore répercutées sur le consommateur. Les prix payés par la distribution étant souvent contractualisés. Les industriels sont aujourd’hui les plus concernés par cette fièvre de l’œuf ainsi que les boulangers.









