




















































Né à Téhéran, Mohammad Mossadegh, après des études en France puis en Suisse revient en Iran en 1914.
L’influence des puissances étrangères est à son apogée. Nationaliste farouche, Mossadegh, devenu Premier ministre, fait voter la nationalisation des puits iraniens et l'expropriation de l'Anglo-Iranian le 1er mai 1951.
Un bras de fer s'engage entre lui et le souverain d'Iran, le Chah Mohammed Reza Pahlavi.
Le 16 août 1953, un coup d'État orchestré par des officiers favorables au shah échoue, entraînant l'exil de ce dernier en Italie. Le 19 août 1953, Mossadegh est démis de ses fonctions. Une opération secrète menée par le Royaume-Uni et les États-Unis, exécutée par la CIA mène à l'accession du général Fazollah Zahedi au poste de premier ministre. Le chah peut bientôt revenir et faire juger Mossadegh. Condamné à mort il n'effectuera au final que trois ans de prison et sera assigné à résidence jusqu’à sa mort.
Le support des États-Unis est acquis aux dirigeants qui procèdent en 1954 à la signature d'un nouvel accord avec les entreprises pétrolières étrangères notamment américaines.
L'éviction de Mossadegh consacre l'échec de la première tentative d'un pays du tiers monde d'acquérir la maîtrise de ses richesses naturelles. L'événement a nourri de profonds ressentiments chez les Iraniens jusqu'à la révolution islamiste de 1978.