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Vendredi 25 avril 2014
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Par: Chamaco le 27/10/2011


Ce n'est hélas pas la première fois que "notre presse" joue les trois petits singes. Toutefois, il me semble également intéressnt de s'interroger sur ceuw qui ont déclenché ces "révoltes". Je ne parle pas de la population manipulée et conditionnée mais de certains Services ou officines influentes. Ceux-là mêmes qui depuis l'Irak n'ont eu de cesse de mettre à bas des dictateurs - certes -, mais dictateurs qui contenaient les poussées islamistes. Ces Services ne pouvaient ignorer les conséquences de ces renversements, peut-etre même les souhaitaient-ils : rien de mieux pour se fabriquer sur mesure ses futurs ennemis. Rien de mieux également pour affaiblir un pays que de faire naitre des dissenssions internes qui occuperont les populations et gouvernants pendant des mois si ce n'est des années. Les empêcher de réagir sur un événement très important, par exemple l'attaque d'un pays qui développe l'atome. Comment pourraient-ils réagir empatouillés qu'ils sont dans leurs problèmes ? Et comment ne pas penser que cela redonne la main et l'influence à deux grands alliés du Moyen Orient ? La presse ne voit-elle rien du tout ?
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Par: diego le 27/10/2011


L'islamisme modéré n'existe pas. Il y a celui qui suit les précepts  de l'islam et celui qui ne les suit pas... Le reste n'est que billvesées. Ceux qui parlent d'islamisme modéré ne connaissent rien à l'islam.
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Méditerranée: les islamistes sortent du désert - Et les journalistes, qui n’avaient rien voulu voir venir, sont surpris

Méditerranée: les islamistes sortent du désert


Et les journalistes, qui n’avaient rien voulu voir venir, sont surpris




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La lecture de la presse montre une grande inquiétude sur l’avenir de la Tunisie et de la Libye. La large avance des islamistes d'Ennadha aux premières élections libres en Tunisie, dimanche, et l'instauration de la charia en Libye inquiètent les éditorialistes.

Après avoir proclamé sa libération, dimanche, Tripoli vient de rentrer dans le vif du sujet. Et peut se targuer de l'avoir fait en déclenchant la polémique. "Charia", le mot a été lâché par le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil : "En tant que pays musulman, nous avons adopté la charia (loi islamique) comme loi essentielle et toute loi qui violerait la charia est légalement nulle et non avenue".

Regardons un peu ce qu’écrivent les éditorialistes . «Une fois de plus, une consultation électorale, jugée libre et sans incidents, débouche, dans un pays arabe, sur une victoire indiscutable des islamistes», affirme Pierre Rousselin dans Le Figaro. Pour Nicolas Demorand de Libération, «la fin des dictatures du monde arabe risque d’installer l’islam politique au pouvoir», car, selon lui, «aspirer à la liberté ne suscite pas magiquement une société sécularisée».

«Le "printemps arabe", qui s'éternisait depuis des mois, a connu dimanche deux coups de semonce : le temps pourrait fort se gâter», estime Patrick Fluckiger de L'Alsace. Michel Vagner, de l'Est Républicain pose la question: «Le printemps arabe n'a-t-il été que le prélude à un automne islamiste» (…) C'était pourtant, sinon attendu, du moins prévisible», ajoute-t-il.

Bravo, chers confrères, bravo mais un peu tard. Ce que vous écrivez, nous l’écrivons depuis le début. Nous n’aurons pas la cruauté de reprendre vos écrits de l’époque ; ce serait long et fastidieux. Mais il est facile de résumer votre engagement militant et sans nuances auprès des « révolutionnaires » et votre incroyable flagornerie d’une jeunesse arabe forcément formidable.

Quand demanderont-ils le retour de Ben Ali, Moubarak et Kadhafi

Votre thèse était la suivante : la jeunesse arabe montre que ces pays aspirent et sont mûrs pour la démocratie ; les islamistes sont complètement dépassés. Il paraît même que ce sont les dictateurs qui faisaient le jeu des islamistes. Ceux-ci devaient disparaître avec ceux qui s’en servaient comme épouvantails, pour refuser la liberté.

C’était beau, c’était généreux… Mais, bien sûr, complètement faux. Chers confrères, aujourd’hui si inquiets ,vous vous êtes comportés, une fois de plus, en véritable, idiots utiles d’un totalitarisme qui vous paralyse. Comme hier il ne fallait pas dire de mal du soviétisme, aujourd’hui il ne faut pas dramatiser le péril islamiste ,pour ne pas faire le jeu de l’extrême-droite raciste et xénophobe.

Mais, ce faisant, vous êtes passé à côté de l’essentiel. Les jeunes modernistes existent, mais ils sont manipulés par des apprentis sorciers, américains le plus souvent. Ces blogueurs sont complètement minoritaires et pèsent peu, comme ils le constatent avec amertume, dans des sociétés profondément musulmanes. La liberté, c’est le droit de dire, par vote, que l’on est pour l’Islam et ses représentants déclarés. L’exemple algérien et turc n’aura servi à rien, chers confrères. Rien, d’ailleurs, ne vous sert jamais à rien.

Moralité, la Tunisie vote islamiste; la Libye renoue avec la charia grâce à notre guerre et l’Egypte se donnera aux Frères musulmans dés qu’elle en aura l’occasion, tout comme le Yémen ou la Syrie.

Quant à l’espoir d’un Islam modéré à la turque, il reste faible. Alors même que l’islamisme turc n’est pas ce que l’on nous présente, en France, pour contrer l’islamophobie. C’est une islamisation sournoise et  progressive, une longue contre-révolution.

Vous allez donc nous dire et vous avez déjà commencé : « pas de panique, nous sommes en Tunisie ; rien à voir avec les Talibans et l’Iran. Ce sera un islamisme modéré… » Si vous nous le dites, chers confrères… Comment pourrait-on en douter ?

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