Metamag - Le magazine de l'esprit critique
Samedi 19 mai 2012
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Par: Bernard le 25/01/2012


Très juste tout cela. Il faut continuer !
Communautés vivantes

Par: Robert41 le 31/12/2011


Bravo !Et merçi pour vos excellentes analyses, toujours pertinentes.Vous reliez une liberté et c'est la plus belle." Du haut de la montagne on voit mieux et plus loin et l'air y est pur
Communautés vivantes

Par: Tonton Cristobal le 15/12/2011


Verra-t-on l'émergence d'une sorte de "national-bolchévisme" grandeur nature? ...
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Par: Question le 15/12/2011


Qu'est ce qui pousse les médias français à "détester" Poutine et valoriser Gorbatchev ?
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Bonne année 2012 à l’esprit Metamag - L'actualité 2011 a justifié notre ligne éditoriale

Bonne année 2012 à l’esprit Metamag


L'actualité 2011 a justifié notre ligne éditoriale



L'Equipe de Rédaction
le 31/12/2011

Les événements de l’année 2011 ont été largement imprévisibles et restent, forcément, incompréhensibles à ceux qui se contentent d’une grille de lecture unique. Le monde, expliqué au fil des jours par les «gentils» qui nous informent, est un monde virtuel, qu'il veulent nous imposer par des méthodes de propagande sophistiquées ; mais cela reste de la propagande.

Notre démarche critique permet, nous le pensons, d’aller au plus près de vérités diverses et, parfois, contradictoires. A Metamag, nous avons nos opinions. Elles peuvent être tranchées et, parfois aussi sur certains sujets, contradictoires. Le plus souvent possible, nous les confrontons (par nos différentes rubriques) à des analyses contraires, pour que nos lecteurs-visiteurs (de plus en plus nombreux, merci) se fassent une idée et se déterminent en connaissance de cause. Nous appliquons cet esprit critique à l'actualité et à son traitement par les médias dominants. 

Nous avons une certitude, issue de l’étude objective des radios, télévisions et journaux, auto-proclamés « de référence». En matière d’information, nos démocraties sont, trop souvent malheureusement, des dictatures comme les autres. C’est à dire qu’elles présentent tous les événements selon un mécanique idéologique assez peu différente de la propagande de certains régimes autoritaires.

Un régime -serait-il le meilleur du monde, ce qui reste à prouver?- peut-il invoquer la démocratie et la liberté lorsque les opinions non-conformistes sont écartées ou discréditées? A quoi sert la multiplication des télévisions d’information continue si c'est pour servir la même soupe? L’information libre n’est pas dans le nombre, mais dans la diversité des approches. Or, l’analyse des événements se réduit, de plus en plus, à des jugements moraux péremptoires, anachroniques, relevant d’un nouvel analphabétisme médiatique et assenés par des journalistes clonés, qui se pensent objectifs parce qu’ils se copient. L’objectivité n'existe certes pas. Mais l’honnêteté ne consiste pas à donner comme vrai ce que l’informateur décrète: juste et souhaitable.

Le combat, pour la mise en perspective des opinions sur un  événement, est loin d'être gagné. Mais il est la condition indispensable d’une information répondant au seul objectif indiscutable: « informer ». Nous pensons y avoir modestement contribué, en 2011, au travers d'une actualité justifiant totalement la mise en oeuvre de notre "esprit critique".

La crise des dettes d’Etat, qui n'est pas confinée à l'Europe, est une crise à étages: crise de civilisation mercantile, nihiliste et narcissique engagée depuis plusieurs décennies, d'où découle une crise de la construction européenne, qui a dérivé de son rêve initial de "préférence communautaire" et de culture-puissance pour aller vers le pire modèle libéral et technocratique, et crise de l'Euro qui s'avère, cerise sur le gâteau, comme une institution fragile et un corset insupportable. La question n'est tant de savoir si nous voulons sortir ou non de l'Euro que de savoir si nous voulons réformer l'architecture de civilisation. Tant qu'à souffrir, ce qui nous adviendra dès 2012, autant que cela en vaille la peine.

Les printemps arabes ont été un exemple de l'irréflexion stratégique de nos dirigeants, de la malignité de certains d'entre eux (que l'histoire révèlera) et de l’incapacité de certains "benêts médiatiques" à démêler le vrai du faux, à prendre en compte les situations historiques et traditionnelles. Ils ont vu des démocraties partout. Aujourd’hui les islamistes sont partout : cherchez l’erreur ! Qui peut croire aux versions officielles qui se sont fait très vite très discrètes sur les éliminations physiques de Ben Laden ou de Kadhafi?

L’anti-sarkosysme se comprend; il ne suffit pas à faire de Hollande un candidat crédible. Marine Le Pen est peut être un danger "terrible", sauf pour les millions de Français qui vont voter pour elle et sont traités comme des parias par la caste journalistique aveuglée, encore et toujours, par son idéologie. Le vrai scandale DSK a été l’omerta de ses amis politiques et des connivences multiples sur des dépravations, connues de tous, qui ont été occultées pour favoriser son élection présidentielle. Cela discrédite les donneurs de leçons à gauche, les amnésiques à droite et les flagorneurs journalistiques du grand homme libidineux, quelles que soient, par ailleurs, les vérités sur les affaires qui le concernent ou ne le concernent pas.

Les manifestations en Russie contre Poutine, organisées par des nostalgiques du stalinisme et des fascistes-racistes déclarés, avec quelques blogueurs payés par les Américains comme en Tunisie et en Egypte, peuvent-elles être présentées, sans réserve, comme une volonté de démocratisation contre l'autocrate du Kremlin ? Poser la question, c’est y répondre. Fallait-il souhaiter la destruction nucléaire du Japon et de son peuple, admirable de dignité dans le drame, pour valider les thèses de nos écologistes les plus talibanisés? On n’en était pas loin.

Il y a un totalitarisme sournois, véhiculé par les médias, ennemis prioritaires de ceux qui ne veulent pas penser comme tout le monde, préfèrent juger par eux-mêmes. C’est à cause de l’information que notre liberté de penser et notre droit d'agir dans la cité sont menacés. C’est en informant différemment que nous pourrons résister au nivellement du conformisme, ce génocide rampant de l’intelligence individuelle et des diversités d’opinion.

L’homme qui comprend l’actualité et connaît l'histoire est, par définition, un rebelle. Aider cet esprit critique: c’est ce que fait et fera Metamag, que cela plaise ou non. C'est écrit dans notre bandeau: il faut risquer de déplaire pour contrer de fausses vérités, transformées en dogmes ou tabous.

Heureusement, la divine surprise du net a rendu possible l'impensable: se passer des centrales d'achat publicitaire qui étranglent, par le fric, les publications dissidentes. L’esprit critique est de retour. L’esprit rebelle de l’honnête homme, guerrier de l’intelligence, au nom de vérités relatives mais respectables, contre l'intégrisme cathodique. 

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