L'honneur revient dans les fourgons de l'immigration
Explication venue d'Angleterre qui a plus de franchise que la France
Slimane Dermouche
le 03/02/2012
Bonne nouvelle. L'honneur, ce noble sentiment exaltant à la fois l'homme et la femme, fut porté à un niveau incandescent pendant des siècles en Europe. Bafoué par la Gauche et trahi par la Droite au XXème, il ne subsistait plus qu'en Corse, en Sicile ou en Grèce. Or, voilà qu'il fait un retour en Europe. Cela, grâce aux immigrés qui, dans leurs fourgons, n'apportent pas seulement des maladies tropicales que le continent avait éradiquées depuis un siècle.
Le premier pays à s'être penché sur ce phénomène n'est pas celui de Cyrano de Bergerac. C'est celui de de Baden Powell et de Kipling. Une association a recensé près de 3 000 manifestations d'honneur en 2010. Et elles ont doublé en un an dans certaines zones, dont Londres, avec près de 500 cas.
Certes, ces manifestations peuvent susciter, quand même, un certain trouble, puisqu'elles sont accompagnées de plaintes déposées à la police par des jeunes femmes, qui rêvent d'être de petites bourgeoises à l'européenne et n'ont pas compris la beauté qu'il y avait à être battues, séquestrées, mutilées, aspergées à l'acide ou tuées, pour avoir porté atteinte à l'honneur de leur famille.
Cette réalité a été vécue en 2010 par près de 3 000 jeunes femmes résidant en Grande-Bretagne, selon une étude. Dans la seule capitale de Londres, ces «crimes d'honneur» ont doublé en un an, avec près de 500 cas.
Les données, collectées pour la première fois dans le pays, ont été obtenues par l'association Ikwro, l'Organisation pour le droit des femmes iraniennes et kurdes. Qui estime, toutefois, que ces chiffres sont sous-estimés, de nombreuses victimes n'osant vraisemblablement pas porter plainte par peur de représailles.
La très grande majorité des femmes victimes de ces violences proviendrait de familles originaires du sous-continent indien, du Moyen-Orient, d'Europe de l'Est (foyers d'immigration vers la GB). Elles subissent le courroux de leur famille parce qu'elles ont un petit ami, ont refusé un mariage arrangé, ont été violées, ou parlent simplement à des hommes. D'autres sont victimes de violences car elles sont homosexuelles, se maquillent ou s'habillent à l'occidentale.
«
Les coupables de ces crimes sont considérés comme des héros dans leur communauté parce qu'ils ont défendu l'honneur de leur famille et la réputation de la communauté», a expliqué la directrice de l'
Ikwro, Dina Nammi, sur la BBC.