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Jeudi 23 mai 2013
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Par: lhomme le 06/05/2012


De nombreux commentateurs ont relevé le vote rural du Front National pour s'en étonner. C'est oublier le repli de nombreux citadins des centres villes envahies vers les campagnes mais aussi, nous le soulignions ici la pression exercée par les préfets ou certains députés pour forcer les élus locaux à "héberger" temporairement des flux de clandestins. Au printemps 2011, nous avons vu, vers 2h du matin, un jour calme de semaine, deux cars remplis de réfugiés maghrébins (conséquences du "printemps arabe" ) débarquer sous escorte de CRS et en totale discrétion au quartier sensible du Puchot à Elbeuf-sur-Seine, fief du député socialiste Laurent Fabius. Cette semaine, à Rubelles, commune de Seine-et-Marne, les habitants ont refusé de scolariser 18 enfants étrangers qu'on voulait leur imposer. Cet impact occulté d'une immigration forcée et grandissante dans les campagnes qui obère, en particulier, le système d'éducation de municipalités déjà étranglées financièrement suscite aujourd'hui la réprobation populaire. Mais il faut dire qu'elle est souvent concertée et planifiée en amont, entre élus locaux et préfecture (pour la Seine-et-Marne, Manuel Vals à Evry, Jean-François Coppé à Meaux, Riester à Coulommiers). Il vaut mieux le dire, à la veille des législatives à venir. Michel Lhomme. 
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Par: lhomme le 05/05/2012


(suite) Par ailleurs, j'invite le lecteur à lire ou relire la note du "Monde en bref" du 3 mai (voir archives), la réponse de la directrice de la communication de la RATP étant un des meilleurs exemples de l'impunité administrative de la loi, soulignée ici. Michel Lhomme.
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Par: lhomme le 05/05/2012


Réponse à Simone:Le chiffre indiqué de 4 millions d'immigrés entrés est, comme indiqué, le chiffre officiel.Ce chiffre est forcément minoré puisqu'il ne tient pas compte de l'immigration illégale qui est permanente. La fourchette que vous indiquez entre 6 et 10 millions est juste. Pour ma part, je l'évalue à huit millions. 
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Par: Cesare le 04/05/2012


Article remarquable, bien étayé, qui pose les bonnes questions.
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Par: simone le 03/05/2012


Etonné par le chiffre de 4 millions d'immigrés entrés sur le territoire en 40 ans, alors que circulent des évaluation plus importantes, de l'ordre de 6 à 10. Et si on extrapole les 150-200 000 arrivants annuels que même le gouvernement ne cache pas, on est à bien plus. Qui croire? 
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LE DENI NOIR DE LA SARKHOLLAND  - L'immigration sera aussi la malchance de François Hollande

LE DENI NOIR DE LA SARKHOLLAND


L'immigration sera aussi la malchance de François Hollande



Michel Lhomme
le
modifié le 03/05/2012 à 11:48h

Comme en témoigne les gesticulations et les déclarations de plus en plus appuyées -celles de Ségolène Royal en estafette de François Hollande, celles de Gérard Longuet hier, qui se découvre un "interlocuteur" en la personne de Marine Le Pen- le Front National (qualifié au soir du premier tour d’être la « tache indélébile » de la vie politique française selon Eva Joly, un parti de « paumés » d'après Jean-François Copé), reste, à l'approche du second tour, l’incontournable faiseur de rois, que ce soit pour l'issue de la présidentielle ou pour les prochaines législatives et leurs futures triangulaires. Pourquoi? Que le droit de vote des étrangers, promis par François Hollande, soit devenu à ce point un thème clivant entre les deux tours, que "les frontières" deviennent le nouvel horizon de Nicolas Sarkozy, pourquoi?

 
Gérard Longuet : Marine Le Pen est compatible

Dans la majorité de l'électorat de Droite comme dans une partie conséquente de celui de la Gauche, il est une question qui taraude l'inconscient des Français même si, telle qu'elle est formulée par les sondeurs elle n'arrive pas en tête de leurs préoccupations officiellement, une menace majeure. Disons-le clairement, il s'agit de l'immigration et de l'insécurité: le« grand renversement » dont parle non sans courage l'écrivain Renaud Camus, de l’ «armée de réserve du capital » qu'analyse, de façon marxienne, l'essayiste Alain de Benoist, de l’islamisation rampante de la société française avec le hallal dans toutes les assiettes. 


NKM : " entre un FN et un PS, je vote PS"

La carte électorale de Marine Le Pen dessine sans équivoque la carte de la géographie criminelle de la France (région Nord, île de France, Marseille) qui recoupe, comme par hasard, celle de ses immigrés. Du coup, le Front National est le seul parti du "patriotisme identitaire", le seul qui a dit non à l’insécurité que traverse le pays, le seul à incarner la critique directe, sur ce sujet, de ce qu’il faut bien appeler le laxisme de la Sarkholland. Mode d'emploi: par exemple « déporter », pour décongestionner certains grands ensembles, les populations immigrées dans des départements ruraux comme la Seine et Marne, le Loiret, l’Aisne, y amenant du coup, forcément, une recrudescence des incivilités et de la petite délinquance. Loin de solutionner le problème de l’immigration, Sarkozy a dilué géographiquement le problème dans des zones qui, jusqu’alors, étaient encore préservées. Du coup, il a, par manque de courage politique, gangrené tout le pays.

Comment l'immigration est devenue un problème

Il y a donc bien un déni français, un noir déni que vient réveiller régulièrement le vote frontiste, mais aussi, et on ne l’avait sans doute pas assez remarqué, ce phénomène silencieux mais bien visible pourtant et qui dure depuis des mois, la succession ininterrompue dans les villes et les villages de France de marche blanche pour des victimes innocentes. Ce déni, c’est le déni de l’immigration et de l’insécurité croissante. 

En 40 ans, la France a accueilli officiellement plus de 4 millions d’immigrants. Près de 40% ont élu domicile en région parisienne : 1,6 million de personnes sont ainsi venus grossir la population de l’Ile de France. Elles ont permis – nous dit-on - de faire tourner un pays qui baignerait dans le formol : seule la moitié de la population est en âge de travailler (20-65 ans), l’espérance de vie atteint 89 ans et, pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès a été plus important que le nombre de naissances (-20 000 en 2049).


Bâtiment, artisanat, grande distribution, éboueurs, service à la personne, nettoyage : des pans entiers de l’activité reposent sur les travailleurs immigrés. Les entreprises emploient toujours plus de sans-papiers, au risque d’écoper de sérieuses amendes (loi Morano II et III). La lutte contre le travail au noir ou le travail clandestin : de la foutaise qui fait rigoler les experts-comptables ! 


Le secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, Pierre Lellouche , ne vient-il pas d'être suspecté d’employer illégalement une Mauricienne en situation irrégulière (affaire révélée le 2 avril sur Canal Plus dans le documentaire d’Allan Rothschild, "Les Sans Papiers de la République", sans toutefois faire de bruit)? Le 3 avril, soit le lendemain de la diffusion du documentaire, Pierre Lellouche, partisan de « l’immigration, une chance pour la France », déclarait son employée à la Sécurité sociale. Pierre Lellouche n’a pas démissionné mais, au Ministère, il fait, comme beaucoup, tout simplement ses valises.

Chaque année, c’est entre 100 à 150 000 nouveaux immigrants qui arrivent légalement sur le sol français, sans compter les arrivées clandestines ou les cas d’îles passoires comme celle de Mayotte dans l’Océan Indien ou de Saint-Martin dans les Caraïbes. Très significatif, d’ailleurs le score du Front national par exemple sur une petite île comme Saint-Martin où sans structure militante, ni affichage, Marine le Pen obtient 12,51 % des votes, ou en Guyane ou en Martinique, terre d’émigration brésilienne, haïtienne ou dominicaine où Marine Le Pen arrive en troisième position, alors qu’elle n’a jamais eu là-bas d’implantation locale et y était même rejetée pour cause de racisme. 

Ces résultats peuvent surprendre. Mais comment croire que les entrées incontrôlées, qui n’ont jamais cessées depuis 2007, puissent, en France métropolitaine comme en Outre-mer, ne pas affecter la nature du pays, sa culture profonde, quand on sait, en plus, qu’il s’agit essentiellement d’une immigration économique, très souvent musulmane, à la recherche exclusive d’allocations et d’assistanat pour survivre ? Comment peut-on planifier demain une vraie politique du logement conséquente dans une prospective démographique impossible à tenir ? Comment peut-on croire que l’école française n’accumulera pas des retards quand, dans certains départements, elle croule sous le poids des primo-arrivants, une moitié d’immigrés dans les classes qui arrivent sans maîtriser le moindre rudiment de français ? 

Les trucages médiatiques et statistiques

Concernant l’éducation, on a vu, ces dernières semaines, les journaux télévisés se gargariser de modèles nordiques (suédois, finlandais) ou germanique (l’alternance professionnelle). Or, il suffit d’être un peu attentif au reportage pour noter, très vite, l’homogénéité ethnique de la classe filmée, une homogénéité en totale contradiction avec le métissage cosmopolite français de nos préaux. 20 % des jeunes de banlieue, issus essentiellement de l’immigration, sortent du système éducatif sans aucun diplôme ! Comment relever un tel défi ?

On objectera qu’il y a eu renforcement de la lutte contre le phénomène migratoire au niveau national (lois Besson I, II et III, lois Dray I et II) et même communautaire (cinq règlements et treize directives sur le sujet !). Seulement, il n’y a plus aucun douanier aux frontières et sauf, à Mayotte (sinon ce serait l’invasion ou la reconquête comorienne), les camions de la PAF (Police aux Frontières) restent vides. Sans surprise, les nouveaux arrivants choisissent de rejoindre les quartiers peuplés par leurs communautés et la structure de l’immigration n’a, en fait, pas beaucoup changé. 

La France reste la terre d’accueil des ressortissants des pays d’Afrique subsaharienne, toujours étouffés par leur essor démographique malgré leur lent développement. Pour les Africains, l’émigration n’est pas qu’une question économique, c’est une question de survie. Désertification du Sahel, guerres civiles et révolutions arabes font le reste. En région parisienne, on a noté la recrudescence, depuis quelques années, d’une nouvelle émigration, indienne et pakistanaise. Mais les Asiatiques, on le sait bien, sont des réseaux discrets ! 

Quand les Chinois achètent des boutiques en Normandie, ils y placent systématiquement de jeunes femmes enceintes venues de villages éloignés. C’est une bonne manière de s’implanter à vie ! En Seine et Marne, la population de Lognes, « la ville du dragon » a doublé : la moitié des 30 000 habitants est d’origine asiatique, principalement vietnamienne ou cambodgienne. Aux abords du RER A rénové et automatisé, on trouve des pagodes, des cabinets de Tai-chi et bien sûr, un hypermarché Tang Frères. Mais, là encore, il n’y a –nous dit-on ! – pas de problème avec les Asiatiques, ils sont entre eux ! La police ne pénètre pas dans le 13ème arrondissement dont les souterrains regorgent pourtant de tripots de jeux et de prostituées.

L’immigration pose la question de la ghettoïsation et de la concentration sur le territoire de populations allogènes. Il amène de plus en plus le problème de la coexistence entre communautés et générations, une coexistence qui devient de plus en plus délicate (noirs, arabes, juifs, asiatiques et les quelques français de "souche" qui s’accrochent encore à certains quartiers). On avait parlé un temps de l’organisation d’un « Grenelle des diversités » pour développer une « meilleure mixité ». Foutaises, la banlieue devient de plus en plus raciste, avec en particulier, un racisme anti-blanc, un racisme anti-français, au point qu’on peut parler dans certains endroits de « guerre des races ». Les médias n’en parlent pas et les autorités ferment les yeux. 

Redisons-le,  l’échec de Nicolas Sarkozy, c’est d’abord et avant tout l’échec du Sarkoland, de sa politique migratoire et sécuritaire, l’échec de Brice Hortefeux et de Eric Besson. Eh oui, on les aurait presque déjà oubliés, ces Dupont de la sécurité . On objectera, ensuite, les lois de la rénovation urbaine, qui n’ont fait que protéger les villes des nuisances des villes d’à côté, pour assurer la réélection des édiles. N’est-ce pas Monsieur Jacques Myard, Maisons-Laffitte contre Sartrouville pour défendre la droite populaire mais rester bien sûr à l’UMP?

Le Hollansarkoland après le Sarkholland

Sur toutes ces questions, le Parti Socialiste s’illustrera demain brillamment par le parti de l’excuse : la crise, le chômage, la régularisation de quelques sans-papiers, le droit de vote aux étrangers. Au nom de la paix sociale, comme Claude Guéant, on ne fera pas de vague c’est-à-dire qu’on désarmera moralement la police car, militairement, c’est déjà pistolets en plastique contre kalachnikovs et armes de guerre ! A partir du moment où la population immigrée, véritable vivier de la délinquance, augmente de plusieurs milliers par an, on ne peut qu’enregistrer la progression sans férir du chiffre des agressions. 

N’ayons crainte. Les fonctionnaires socialistes sauront maquiller les chiffres puisque, déjà, Claude Guéant a excellé dans le genre ! Et l’on devine que le prochain combat sera la lutte contre le "délit de faciès". Comme si la police devait interpeller un échantillon représentatif de la population générale et non un échantillon représentatif de la population délinquante ! Pire, dans le programme de sécurité socialiste, on avance l’idée de comités de « conciliations »  entre les « jeunes des banlieues » et la police. Comme s’il s’agissait de deux bandes rivales !

Pourtant, l’arsenal répressif français n’est pas tendre. Il est même l’un des plus sévères d’Europe. Il y a bien toute une série de lois répressives mais problème; il n’y a aucun suivi. Le problème français n’est plus législatif, juridique mais administratif. C’est l’impunité administrative de la loi, la novlangue de la police et de la justice. L’impunité administrative faute de moyens, d’une organisation efficace, d’un discours répressif même cohérent. Pour n’importe quel citoyen lambda, déposer une plainte au commissariat est devenu un marathon, une épreuve d’argumentation, quelque chose de proprement inimaginable aux Etats-Unis ou au Canada.

Ségolène Royal elle-même affirmait, au Soir 3 la semaine passée, devant une Nathalie Kosciusko-Morizet presque effarouchée (on ne fréquente pas les mêmes quartiers !) qu'il y a « un trafic de drogue au vu et au su de tout le monde sans que la police n’intervienne ». L’impunité administrative de la loi : lois répressives renforcées, mais lois inappliquées ou considérées comme inapplicables (exemple des lois du logement opposable ou loi anti-burqua). 

Or, la société ne digère jamais la violence gratuite. De fait, le bon score du Front National, malgré l’adoucissement de son discours, marque la montée en puissance des victimes, pas seulement dans les classes populaires comme on voudrait le faire croire (le frontiste gros bœuf et qui se torche à la vinasse), mais justement, et surtout, dans les classes moyennes. La fracture française est géographique (banlieues, quartiers d’immigrés, zones rurales délaissées), générationnelle et ethnique (jeunesse « blanche » contre jeunesse « métissée »). Elle est amplifiée par une fracture politique, la démocratie parlementaire des copains et des coquins que le dynamitage de l’UMP par Marine Le Pen ne fera que conforter après les législatives, dans un pays redevenu socialiste, mais sans croissance et sans travail. 

Le Front National peut effectivement devenir la "Nouvelle Droite" politique affiché par Marine Le Pen, mais ce ne sera surtout pas en esquivant le débat sur l’immigration ou la sécurité ou en rejetant ses fondamentaux. Le parti risquerait alors - nous dit-on - d’être accusé de division, de séparatisme, de diviser les Français alors qu’il s’agirait au contraire dans la crise présente de les unir. Contrairement à ce que les deux candidats voudraient croire, le vote Front National n’est pas le vote de la souffrance ou du désespoir mais un vote d’engagement, la plupart du temps réfléchi et soupesé par la raison c’est-à-dire, au sens cartésien du terme, par le « bon sens ». 

Quelle réponse aux ghettos et aux communautés racistes

Mais comment unir des ghettos ou un réseau de communautés racistes entre elles ? Par la religion ? Quelle religion ? Par la patrie ? Quelle patrie ? Une patrie fédéraliste de diversités, un nationalisme nouveau et original à construire d’une diversité de nations ou d’appartenances à l’intérieur d’une même terre et d’une même frontière ? Un "vivre-ensemble" France ? Mais que reste-t-il donc de la France comme civilisation ? L’Europe ? L’Empire ? 

Une Europe forte et protectrice

Alors, construire l’avenir de la France sur le destin d’une Europe forte et protectrice, d’une Europe renouvelée et puissante, d’un esprit européen de défense seul à même de gérer à son niveau les afflux migratoires. Voilà un programme pour un parti de droite qui voudrait demain - et le pourrait tout à fait - donner le la de la vraie opposition au système. Rejeter Bruxelles comme Geert Wilders aux Pays-Bas mais poser les bases d’une définition d’un autre "nomos" européen, conquérant et unifié, protectionniste et autonome pour ce qui serait alors la première construction politique de la démondialisation dont, vous l’aurez aussi remarqué, on ne parle plus 

Voilà pourquoi finalement, si on compte bien tous les votes protestataires, 45 % des électeurs du premier tour ne se sont pas retrouvés dans les deux candidats du second. Personne, à droite comme à gauche, ne s’est encore posé la question cruciale : qu’avons-nous donc fait pour perdre ainsi nos électeurs? Hollande se donne toutes les cartes pour ne pas les regagner. 

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