
Najat au secours des copines d'Amina
Notre ministre est appelée à l'aide par un compatriote marocain
Flavia Labau
le
modifié le 14/06/2012 à 09:36h
Vous vous rappelez sûrement de la triste histoire d'Amina, la petite marocains violée, mariée, battue, reviolée et suicidée, que nous a racontée Jean Bonnevey en avril. Cette situation peu enviable, qui guette les Syriennes, auxquelles l'Occident veut imposer les Islamistes, qui se distinguent ces jours-ci encore en Tunisie ou Libye, a poussé Lotfi Akalay à adresser une lettre ouverte ( lesinfluences.fr) à la franco-marocaine, Najat Vallaud-Belkacem, devenue ministre du Droit des femmes.


L'écrivain marocain, qui a publié des livres en France ("Les Nuits d’Azed" au Seuil et "Ibn Battouta, prince des voyageurs" au Fennec), anime des émissions de musique sur Radio Méditerranée, lui demande si elle pourrait accorder un peu de son temps "à madame Bassima Hakaoui qui est votre homologue en titre (seulement) de ce côté-ci de la Méditerranée ? Vous pourriez par exemple lui réserver une fois par semaine des cours particuliers pour lui apprendre qu’une femme doit être respectée, même si elle n’est qu’une Marocaine.

Madame Bassima Hakaoui
Faites-lui écrire cent fois « Je n’accepte pas que les jeunes filles de mon pays se fassent violer ». Si vous vous rendez compte que c’est trop lui demander, ordonnez-lui d’écrire au moins cinquante fois « Quand une jeune fille est violée, je m’abstiens d’approuver son violeur ». Peut-être serait-ce là encore lui imposer un effort démesuré. Dans ce cas, qu’elle se contente d’écrire vingt-cinq fois « Je n’applaudirai son violeur que d’une seule main ».
Au cas où elle se rebifferait, douze lignes suffiraient pour qu’elle aligne douze fois « Pas de double peine infligée aux jeunes filles violées ». Vous lui expliquerez ceci : le viol, c’est vilain. Mais récompenser de surcroît le violeur en lui offrant sa violée sur un plateau, c’est pire qu’une vilenie : c’est de l’ignominie pure et simple. Pour ne rien vous cacher, je doute que vous réussissiez du premier coup à la convaincre car le viol, c’est pas-si-mal, pour Bassima. Mais je garde l’espoir qu’avec le temps et la multiplication des cours particuliers, vous finiriez par lui faire rentrer dans sa tête bâchée qu’il n’est pas permis d’épouser la femme qu’on vient de violer."










