Valls et le tango sécuritaire.
Le vouvoiement contre la délinquance.
Jean Ansar
le
modifié le 29/06/2012 à 11:21h
Il fut un temps ou Michel Rocard avait trouvé la solution pour en finir avec la délinquance dans les quartiers. C’était de repeindre les cages d’escalier. Manuel Valls n’a pas la réputation d’être un rocardien et pourtant il attaque au ripolin les problèmes sécuritaires. Présenté comme le plus sécuritaire des socialistes il a des idées du même acabit que Michel Rocard.

Manuel Valls : faire de la gauche, le parti de l'ordre ?

Manuel Valls : faire de la gauche, le parti de l'ordre ?
Dans ce domaine ses partenaires le surveillent et s'en méfient. Le voila sarkoziste et même lepéniste pour un entretien pourtant d’une confondante banalité. Jean-Luc Mélenchon a estimé, après le NPA et quelques "écolos gauchistes", qu'en déclarant « la situation économique et sociale ne permets pas d'accueillir et de régulariser plus de sans-papiers », le ministre de l'Intérieur avait validé une thèse "absurde" du Front national.


il n'y aura pas de régularisation massive
Dans une interview au Monde daté du 28 juin, Manuel Valls déclare : « il n'y aura pas de régularisation massive et nous excluons d'aller au-delà des quelque 30.000 régularisations annuelles décidées sous le gouvernement de François Fillon..(…) être de gauche, ce n'est pas régulariser tout le monde et se retrouver dans une impasse."
Manuel Valls moins à gauche que jamais.
Il sait que l’avenir de la gauche se joue certes sur l’économie mais aussi sur l’insécurité et l’immigration. La dernière «Valls », supprimer le tutoiement des policiers vis-à-vis des jeunes va devenir une expression. Il s’agit du simple respect dû au citoyen. Mais dans la langue arabe, utilisée par certains jeunes, le tutoiement n’existe pas et c’est par la langue que l’on peut réussir l’intégration. Etre vouvoyé en France, venant d’un pays ou tout le monde dit « tu », ce n’est pas de « l’ascenseur social. » C’est la cage d’escalier de la sémantique. Tout n’est pas égal à tout. Tout n’est pas comparable

Une thèse absurde pour Mélanchon
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Les contrôles au « faciès », on va les supprimer d’une manière ou d’une autre en contrôlant les contrôleurs. Si c’est leur ministre qui le dit ! On interpellera donc ,avec ou sans récépissé, de la même manière les touristes descendus d’un car et quelques petites frappes à la tenue arrogante venue rouler des mécaniques sur ce qui fut la plus belle avenue du monde. Surtout pas d’amalgame entre la caquette à l’envers, le pantalon aux genoux et un principe de précaution. Le principe de précaution a disparu !

Supprimer les contrôles au faciès ?

Supprimer les contrôles au faciès ?
On ne veut pas admettre qu'il y a une sur-criminalité spécifique liée à un type de population. Et pourtant c’est indiscutable mais cela n’excuse pas certains comportements policiers proches du harcèlement racial. Mais il y a bien des spécificités. Manuel valls devrait en savoir quelque chose lui dont sa maman a été victime de ces agissements. Sans le savoir, relate la presse, des délinquants se sont attaqués à la mère du patron de la police française... Quatre Roumains ont été condamnés à Paris à des peines de prison fermes pour avoir volé et utilisé frauduleusement, en mai, sa carte de crédit.
Tout commence le 14 mai. Madame Valls, 68 ans, fait ses courses dans un Monoprix du 4ème arrondissement. Elle ne repère pas le manège de deux Roumaines qui lorgnent par-dessus son épaule quand elle règle ses achats et mémorisent son code secret. Peu après, Gabi-Ionel Petcu, 24 ans, entre en action. Il est le compagnon de l'une des deux jeunes femmes. Il glisse discrètement la main dans le sac à main de Madame Valls et s'empare de sa carte de crédit.
Quand ils sortiront de prison, ce qui ne saurait tarder, ils auront peut être un récépissé pour ne pas être contrôlé au faciès ou à la dégaine.
Les socialistes sont mal partis
Ils ne peuvent traiter avec lucidité des problèmes qui font partie d’une idéologie utopique.
La dernière « Valls » d’ailleurs est peut-être pour bientôt. Sera-t-il le Chevènement sécuritaire de la présidence Hollande. Faute de « fermer sa gueule », sera-t-il incité à démissionner ?
Ce sera alors la preuve que la gauche est incapable de faire face aux problèmes de l’insécurité et de l’immigration.

Elle scellerait ainsi un échec annoncé. La gauche peut-elle devenir réaliste ? C’est une véritable inconnue. Manuel Valls peut-il faire de cette gauche le parti de l’ordre et passer pour un "Sarkozy de gauche". Christian Estrosi, confiait: "Manuel et moi , quelle différence? On parle le même langage ». Xavier Bertrand glissait: "Valls? C'est Sarkozy sans le son."
Comme le relatent Eric Mandonnet et Marcelo Wesfreid ( L’Expresse.fr) : « Sa table de bureau est celle de son héros, Georges Clémenceau. "L'historiographie de gauche l'a mis de côté, le considérant comme un homme de droite", se lamente Valls, qui prend un malin plaisir, dans son livre Sécurité, ( Editions du Moment) à rappeler la manière dont, en 1906, le Tigre avait interpellé Jean Jaurès à la Chambre: "Que ferez-vous si votre préfet vous télégraphie: "On pille la maison d'un mineur"? Ayez le courage de répondre. Dites si, oui ou non, vous feriez protéger l'ordre?" Le socialiste, embarrassé, était resté coi. Ah, la gauche et ses préventions... Manuel Valls, lui, aurait répondu sans hésiter. «










