
Coup d’état au Paraguay
Reprise en main américaine en Amérique Latine ?
Michel Lhomme
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modifié le 03/07/2012 à 15:43h
Pour la deuxième fois en trois ans, l’Amérique latine est confrontée à un coup d’Etat « constitutionnel » dans l’un de ses pays. Après le Honduras, c’est au Paraguay de goûter aujourd’hui le retour aux affaires de la droite conservatrice par des moyens certes à première vue légaux sur le papier, mais illégitimes dans les faits. Le « coup d’état » paraguayen s’inscrit en tout cas dans la mise au pas des processus progressistes démocratiques latino-américains, en attendant les élections du 7 octobre au Venezuela.
Alors qu’on prédit une attaque du dollar, de la dette et des banques américaines pour l’automne, à la veille de la réélection probable de Barak Obama (Hillary Clinton en réalité !), les vieilles oligarchies et indirectement les Etats-Unis semblent vouloir reprendre les choses en main en Amérique latine.

Sommet du Mercosur le 29 juin 2012
Leur offensive poursuit deux objectifs principaux : d’une part, déstabiliser, au niveau national, des présidents élus menant des politiques de transformation politique et sociale (et ce, par le biais de campagnes médiatiques et de troubles sociaux et politiques pouvant aller jusqu’au renversement « légal » des gouvernements en place lorsque les conditions le permettent – cas de la Bolivie, de l’Equateur et du Pérou ; d’autre part, enrayer, au niveau régional, la dynamique d’intégration politique en marche, notamment depuis la création de l’Union des nations sud-américaines (Unasur) en 2008 à Brasilia (Brésil), dont le siège du secrétariat général permanent est situé à Quito (Equateur), et dont la présidence pro tempore était assurée…curieux hasard… par le Paraguay pour l’année 2011-2012. Il est de ce point de vue significatif de noter qu’Unasur – regroupant l’ensemble des 12 pays d’Amérique du Sud - a été qualifiée d’initiative « chaviste » par l’un des représentants du nouveau pouvoir en place à Asunción.


Hugo Chavez
Actuellement, pour les droites dures latino-américaines mais surtout les néolibéraux, il s’agit de créer, partout où elles le peuvent, un climat de déstabilisation dans la région et de tenter de diviser les pays en générant des tensions politiques et géopolitiques entre les gouvernements de droite, alliés des Etats-Unis (Colombie et Chili notamment), de centre-gauche (Brésil, Argentine, Pérou, Uruguay) et l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) : Antigua-et-Barbuda, Bolivie, Cuba, Equateur, La Dominique, Nicaragua, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Venezuela.
Déstabiliser la région : y arriveront-elles cette fois-ci ?
Pour le moment, rien ne permet de l’assurer, ni de l’infirmer. Une semaine diplomatique intense a débuté en Amérique du Sud durant laquelle l’ensemble des acteurs est confronté à la gestion de la crise paraguayenne dont les conséquences géopolitiques concernent directement toute la région.
Après les premières déclarations timides des gouvernements de la Colombie et du Chili prononcées en plein sommet environnemental de Rio, la dynamique de condamnation collective latino-américaine semble se consolider et s’amplifier. Mais on avait exactement noté la même chose lors du « coup » aux Honduras et toutes ces gesticulations étaient restées sans suite. Pour l’instant, l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Uruguay et le Venezuela ont retiré leur ambassadeur à Asunción. Le président Hugo Chavez a annoncé la suspension de la coopération pétrolière de Caracas avec le Paraguay. Les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay) ont décidé de « suspendre le Paraguay de son droit de participer à la 43ème réunion du Conseil du marché commun et au Sommet des Présidents » qui se tient en Argentine ce 29 juin. Dès le 24 juin, un communiqué commun du Mercosur et de ses pays associés (Bolivie, Chili, Colombie, Equateur, Pérou, Venezuela) exprimait déjà une « énergique condamnation de la rupture de l’ordre démocratique intervenue dans la République du Paraguay ».


cristina kirchner, Présidente argentine
L’Unasur, dans son communiqué officiel du 22 juin, a désavoué le nouveau gouvernement de Federico Franco au motif que ce dernier constituait « une menace de rupture de l’ordre démocratique » au Paraguay, l’actuel bénéficiaire du coup d’Etat « constitutionnel » n’étant autre en effet que l’ancien vice-président du pays dont la formation, le Parti libéral, a « lâché » l’alliance gouvernementale avec Fernando Lugo pour soutenir la manœuvre du Parti Colorado. Se défendant, le président élu a pour sa part annoncé la mise en place d’un « gouvernement pour la restauration démocratique » qu’il a réuni pour la première fois le 25 juin. Qualifiant la situation de « coup d’Etat politique parlementaire », il a confirmé qu’il se rendra également, es qualité, au Sommet du Mercosur et assuré qu’en aucun cas, il n’était possible « de coopérer avec un gouvernement illégitime ». C’est dans ce contexte brûlant que l’Organisation des Etats Américains (OEA) s’est réuni le 26 juin pour statuer sur la situation au Paraguay. Par la voix du secrétaire général de sa Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), Santiago Canton, cette dernière a pris ses distances avec le gouvernement illégitime.

Santiago Canton
Ainsi, pour Monsieur Canton, la situation au Paraguay constitue une « atteinte à l’état de droit ». Et d’ajouter : « Destituer un président en 24 heures sans qu’il puisse se défendre est une parodie de justice et une violation des droits de l’homme ». Pour sa part, le secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza, considère que le droit à la défense du président Lugo a bel et bien été violé lors de l’activation du mécanisme de destitution par le Sénat : « la communauté internationale a émis des doutes fondés quant au respect (par le parlement paraguayen) des normes de la Constitution du Paraguay et des traités internationaux souscrits par ce pays qui consacrent les principes universels (…) du droit légitime » a-t-il déclaré. Toutefois, pour Monsieur Insulza, ce point de vue ne doit pas aboutir, à cette étape, à la reconnaissance d’un coup d’Etat. Il reste en réalité plus ambigu sur son appréciation du fond de la situation : « je préfère ne pas attribuer d’adjectif (sur le coup) (…). Il y a eu une décision du Congrès prise avec les majorités nécessaires, mais sans (que le président Fernando Lugo) n’ait pu se défendre » a-t-il précisé. Pour lui, le rôle de son organisation sera de « chercher une solution constructive » !
Les Etats-Unis : l'acteur principal
En fait, les conclusions de l’OEA permettent de découvrir en filigrane la position de l’acteur politique clé de la région : les Etats-Unis. Les concernant du coup, une question se pose : prendront-ils acte, s’ils ne peuvent s’appuyer sur d’éventuelles divisions au sein d’Unasur, du rejet des nouvelles autorités du Paraguay par tous les pays d’Amérique du Sud ? Ou soutiendront-ils, comme cela semble être le cas en sous-main, dans le cadre de la diplomatie secrète, le coup d’état de l’oligarchie libérale pro-américaine paraguayenne ? De même, les Etats-Unis comme les pays alliés des Etats-Unis dans la région prendront-ils, comme l’a fait le Venezuela, de réelles mesures de sanction contre le gouvernement de Federico Franco une fois écoulé ou, ce qui est le plus probable, laisseront-ils pourrir la situation en attendant les prochaines élections prévues en avril 2013 ?

Federico Franco
La destitution de Lugo est le fruit de la stratégie des grands propriétaires fonciers et de l'oligarchie locale qui se sont opposés, ces dernières semaines aux mouvements sociaux en faveur de la réforme agraire. Il faut rappeler ici que le 15 juin, une intervention policière musclée pour expulser des paysans sans terre d’une propriété située dans le nord-est de la capitale du Paraguay, a dégénéré en véritable tuerie. Au moins seize personnes ont péri dans des échanges de coups de feu et 80 ont été blessées. A la suite de ces violences et pour tenter de calmer la situation, le président Fernando Lugo avait alors annoncé le limogeage du ministre de l’Intérieur, Carlos Filizzola et du chef de la police, Paulino Rojas.
Moyen orient, maghreb, afrique,amérique du sud : les USA à la manoeuvre
Ce genre de manifestations indigènes spontanées essaime actuellement partout en Amérique latine, en particulier au Pérou et en Bolivie. Sont-elles pourtant aussi spontanées qu’on le prétend ? Nous irons sous peu le constater et le vérifier sur place.
En Bolivie, ce sont actuellement des policiers qui sont en pleine mutinerie pour réclamer notamment de meilleurs salaires, de meilleurs équipements et une retraite plus conséquente. Pour se faire entendre, ils se sont, dans plusieurs villes du pays, enfermés dans leurs casernes, refusant de patrouiller.

Bolivie : des policiers mutins !
Dimanche 24 juin, un accord a été signé entre le gouvernement mais le texte, qui prévoyait notamment une prime mensuelle de 25 euros, a été rejeté par les mutins, actuellement toujours retranchés dans leurs casernes dans plusieurs villes du pays. Les mutins qui ont qualifié de « traîtres » les dirigeants syndicaux signataires de l’accord avec le gouvernement, réclament un minimum de 210 euros mensuels, soit 70% d’augmentation par rapport à leur salaire actuel. Le gouvernement évoque, là encore, l’existence d’un complot (américano-militaire) visant à renverser le président légitime et gauchiste, Evo Morales. Pour le gouvernement, ce rejet n’a qu’une explication : il y aurait, derrière la mutinerie des policiers, les préparatifs d’un coup d’état orchestré par l’opposition de droite. Evo Morales a affirmé détenir les preuves d’un complot prévoyant l’assassinat de son ministre de l’intérieur et le déclenchement d’affrontements entre policiers mutins et militaires. Le président bolivien a exhorté ses partisans à défendre son gouvernement, au risque de générer encore plus de tension dans des rues où la protection policière est plus que jamais absente. Or, suite à un mouvement de grève d’une partie de la police, on annonce l’arrivée prochaine sur La Paz d’une marche indigène des « ponchos rouges »…

Álvaro García Linera
Ce coup d’état qui serait en préparation en Bolivie porterait même un nom de code, le plan Tipnis, avec application d’une stratégie subversive de déstabilisation indienne pour chercher à créer les conditions d’une prise du pouvoir et du renversement de Morales. Durant une conférence de presse, le vice-président Álvaro García Linera a confirmé que le Plan Tipnis aurait deux phases putschistes : “Nous sommes dans la phase initiale du putsch, dans la deuxième étape, des morts, ils chercheront à faire des morts. Nous avons intercepté des communications radio qui lient (le conflit policier) avec le Plan Tipnis. Dans ces communications ils ne parlent pas de revendications, mais parlent de nombreuses fois de cocktails Molotov, d’assassiner des militaires, de brûler des unités militaires, de nettoyer (tuer) le ministre (du Gouvernement) Carlos Romero et de faire un coup à Evo”, dit García.
Au Pérou, pays limitrophe, depuis quinze jours, les libertés constitutionnelles ont été suspendues dans la région d’Arequipa au Sud et au Nord-Est, dans la région de Cajamarca, suite à de violentes protestations populaires contre la pollution de rivières et les expropriations de terres par les grandes compagnies minières étrangères. La répression est particulièrement musclée. Humala, président pourtant populiste et soi-disant national-populaire, se cabre de plus en plus avec les régions et, on l’aura compris, défend à la fois les intérêts des mines et la centralisation du pouvoir. Humala, nous l’avons déjà écrit, n’avait forcément accédé au pouvoir que parce qu’il en avait accepté la dépendance américaine.
D’ailleurs, en toute logique et contrairement à ses discours de meetings, il défend à l’extérieur, avec un certain culot de notre point de vue, l’Amérique latine néolibérale, celle là même qui s’était donné rendez-vous, début juin, au Chili pour le quatrième sommet de l’Alliance du Pacifique. Cette Alliance constitue un nouveau bloc créé, il y un an, justement par le Pérou, le Mexique, la Colombie et le Chili. Il représente et défend clairement les intérêts américains contre l’Alba chaviste, même s’il s’agit d’abord d’une alliance régionale, les quatre pays qui la composent sont politiquement proches et situés en outre sur la côte pacifique du continent. Ils souhaitent devenir les moteurs économiques de la région, l’Equateur ayant mis sur la touche parce qu’ayant choisi l’Alba. D’ailleurs, il y a quelques jours, le Chili a rappelé l’objectif de l’alliance : « Notre groupe, a expliqué le ministre des Affaires étrangères chilien, Alfredo Moreno, peut se transformer en une plate-forme d’intégration économique et commerciale. Il a vocation de s’étendre sur d’autres régions, notamment à l’Asie Pacifique ».
Voilà la clarté du projet bien exposé, un projet qui ne manque pas d’ambition maritime au moment même où justement, la stratégie américaine, comme, par hasard, cherche à se redéployer à fond au Pacifique, définissant même cette zone comme la priorité des années à venir (les Etats-Unis, dans leur note de prospective avouant même parfois que pour atteindre cet objectif devenu prioritaire pour leur défense, ils devront se débarrasser du poids européen et délaisser le Moyen-Orient, le Pacifique étant pour l’Empire effectivement une question de survie face à la menace chinoise.
Le quatrième sommet de l’Alliance du Pacifique s’est tenu en plein désert chilien, dans l’observatoire de Paranal mais on s’en doute bien, au lieu de regarder vers les étoiles, les chefs d’Etat se sont fixé des objectifs très terre à terre. Prenant comme modèle l’Union européenne (hé oui, chez les néolibéraux, c’est toujours un modèle !), l’Alliance du Pacifique souhaite créer une zone de libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes. A eux seuls, le Chili, la Colombie, le Mexique et le Pérou représentent un tiers du PIB de l’Amérique latine. D’orientation néolibérale et pro-américain, ces pays se considèrent comme l’alternative politique à l’Alba, l’alliance bolivarienne des pays dirigés par la gauche radicale et c’est en tant que tels qu’ils avancent leurs pions sur la scène internationale quitte à taper sur leurs étudiants (cas du Chili) ou sur leurs paysans (cas du Pérou).
Le protectionnisme , arme pour le droit des peuples
Dans cette lutte latino-américaine d’alliances droite-gauche, l’Argentine ne jouerait-elle pas quant à elle ou ne rechercherait-elle pas l’improbable troisième voie ? L’Argentine va, par exemple, imposer à partir du mois de juillet une taxe de 14 % sur les biens d’équipement importés de pays extérieurs au Mercosur afin de protéger son industrie. Ces mesures s’appliqueront « aux industries de métallurgie, de machinerie agricole, de moteurs » pour les entreprises de pays extérieurs au marché commun du cône sud-américain (Brésil, Paraguay et Uruguay), a précisé la présidente Christina Kirchner.
De fait, l’Argentine est pointée du doigt, par les Etats-Unis et l’Union européenne, pour une série de mesures protectionnistes adoptées ces derniers mois sous prétexte de défendre « l’emploi et la production » avec entre autres la nationalisation des compagnies pétrolières. L’UE a saisi fin mai l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour demander la levée des restrictions aux importations imposées par l’Argentine. Buenos Aires a accepté lundi de participer à des consultations avec l’UE, tout en qualifiant ces accusations d’« infondées ». En fait, cette position de l’Argentine note une forte recrudescence du protectionnisme (les théories de List et du solidarisme péronisme) dans les pays du G20, notamment dans les pays émergents comme l’Argentine, la Russie ou l’Indonésie. Or, depuis le début de la crise d’octobre 2008, c’est l’Argentine qui a pris le plus de mesures défensives face à la concurrence commerciale extérieure (119), suivie par la Russie (86 mesures) et l’Indonésie (59 mesures).
De fait, en plein anniversaire des Falkland et jubilé de la reine, l’Argentine irrite de plus en plus les Occidentaux. Début juin, elle annonçait qu’elle entamait des poursuites contre cinq compagnies pétrolières opérant autour des Malouines, après avoir déclaré « clandestines » leurs activités. La guerre des îles Malouines (Falkland), qui a opposé l’Argentine et la Grande-Bretagne du 2 avril au 14 juin 1982, a fait 903 morts (648 Argentins et 255 Britanniques). Le trentième anniversaire de ce conflit a été marqué cette année par un regain de tension entre les deux pays, l’Argentine accusant notamment le Royaume-Uni de « militariser » la zone.

Henri Capriles Radonski
Au Venezuela, la préparation des élections paraît plus rocambolesque que jamais, Chavez étant prêt à tout pour conserver le pouvoir et en particulier, bourrer les sondages avant de bourrer les urnes. Si l’on votait aujourd’hui, le dictateur mégalo-populiste gagnerait les Présidentielles avec 52 % des voix, selon tous les sondages. Le candidat de la Liberté Libérale, le jeune loup de droite étatsunien, Henri Capriles Radonski, tourne autour de 30 % et ne décolle pas. Comment pourra-t-il inverser la tendance d’ici octobre ? Là encore, quelques manifestations et sabotages spontanées, une relance de la crise frontalière avec la Colombie sont à craindre pour cet été dans une tactique de menaces provenant et une stratégie de la tension et de la déstabilisation programmée par Washington et le Pentagone. C’est là encore du côté des Indiens, des explorations et exploitations minières que des émeutes pourraient venir entacher le socialisme bolivarien.
Depuis septembre 2011, un décret du gouvernement vénézuélien réserve à l'Etat toutes les activités minières et notamment l’exploration de l’or. Or, il se trouve, par exemple, que la région de Paragua, dans l'Etat de Bolivar (sud du Venezuela) est riche en or. Sur ce territoire, l'Etat vénézuélien se trouve actuellement en conflit ouvert avec les populations indigènes. Au début de l'année, à la suite de manifestations contre l'intervention de l'armée dans ces territoires ( barrages sur les routes, blocages de l'aéroport de Santa Helena), des représentants des indiens Pémons ont été arrêtés puis relâchés par grâce présidentielle. L'un de ces leaders, Alexis Romero, a déclaré: " la plupart des peuples autochtones, là où ils vivent sur la planète occupent des espaces riches en ressources naturelles. Tout gouvernement quel qu'il soit, quelle que soit son orientation politique aura toujours intérêt à ne pas reconnaître entièrement ces peuples et leurs droits, afin d'exploiter économiquement les lieux où ils vivent. C'est donc à ces peuples d'être solidaires et de défendre leurs droits."
On le voit bien : ce qui est valable dans la lutte des peuples, en Amérique latine ou au Venezuela, l’est aussi un peu partout en Europe et, plus particulièrement en France, où notre peuple est menacé par les intérêts économiques " modernes", le « grand remplacement », la « vie à crédit », « le socialisme des mœurs » qui remettent en cause leur mode de vie pluriséculaire.










