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Vendredi 24 mai 2013
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Nombre de commentaires pour cet article: 8

Par: SansN le 19/08/2012


Ce qui est remarquable, c'est qu'en dépit de ce gigantesque lavage de cerveau, l'amour de la véritable Histoire nationale reste ancré dans la mémoire collective. Il suffit de voir l'engouement  sur l'Internet pour les jeux de toutes sortes qui privilégient l’évènementiel : "les rois de France" (dans l'ordre, s'il vous plait !), "les grandes dates de l'histoire de France", "les grandes dates du Moyen-Age" (aucune erreur de chronologie ne sera tolérée !). Quant aux jeux vidéo, il s'agit de leur substance même et, à travers eux, notre histoire est sublimée, exerçant sur les jeune une fascination virile infiniment plus séduisante que les bondieuseries universitaires. Rien n'est perdu.
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Par: barbajohan le 01/08/2012


Franchement depuis la Troisième République on assiste à une falsification complète de l’histoire. Ce n’est pas de l’histoire c’est un scénario hollywoodien avant l’heure. A force de magouiller pour faire croire à  une l’histoire unique et jacobine d’une nation française, ; il n’y a même plus de cohérence. L’arroseur arrosé, après avoir nié l’histoire différenciés des peuples annexés à l’hexagone d’une république une, indivisible et universelle dont la langue est le Français (même pas soluble dans l’alcool) voilà nos nostalgiques de la France forte et rayonnante qui s’affolent. ( Dans la famille de la droite jacobine comme chez les cousins de la gauche tout aussi jacobine). Pour un certain nombre de peuples encore phagocytés à ce fameux pré carré de Vauban, vos héros chers français sont nos bourreaux.
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Par: nestor le 25/07/2012


On a les mêmes intellos marxisés dans la Recherche française (CNRS, IRD, EPHE, IRDDI etc). Ils y pourrissent l'histoire, la politologie, l'anthropologie et la sociologie de l'Afrique depuis tant d'années aux frais du contribuable français! 
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Par: trois le 25/07/2012


Toujours la même histoire : opposer le savoir reçu (en gal le savoir scientifique ou dit tel) censé dire le vrai, au savoir traditionnel, ordinaire..populaire même...censé déformé par les 'croyances', 'les 'magies', etc...Quant à l'offensive anti-nationale rappelez-vous le titre du National Geographic en 1999 : "France's bicentennial"! titre représentant bien ce monde US qui a si peu d'histoire.
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Par: piero le 19/07/2012


Je suis professeur d'histoire dans le secondaire . Les nouveaux programmes sont terrifiants de par leur vacuité . Ils n'ont pas de cohérence intellectuelle ; ils renoncent de fait explicitement  à constituer des savoirs . Ils postulent une Europe , maison vide car non habitée  si ce n'est par des nomades non identifiables bien sûr car sans appartenance ou prédisposés au métissage, nouveau grand concept intégrateur....
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Par: Lazare le 18/07/2012


enfin des commentaires intelligents !!! merci  M. Deutsch aura au moins eu le mérite de permettre à quelques jeunes de s'intéresser à autre chose que leurs consoles de jeux !!!! Patrick ( qui s'est heurté sur plusieurs blogs à la fameuse "tolérance" de la gauche ..... )
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Par: MALCHUS le 17/07/2012


bravo pour cet article mettant en avant des historiens de valeur qui effectuent un travail salutaire au mépris des idées imposées par des idéologues de l'Histoire qui ont des arrières-pensées politiques" nauséabondes".J'emploie le terme à dessein car il est maintenant appliqué systèmatiquement à tout ce qui est qualifié de "droite"et qu'il convient de prendre le contrepied de cette manoeuvre d'intoxication malheureusement efficace.
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Par: vieuxmarchois le 16/07/2012


élargir à la connaissance ou la découverte d'autres cultures et d'autres histoires mais aussi connaitre notre évolution et notre réelle histoire pour mieux comprendre la mainmise depuis 1788 sur l'information.il est heureux que vous puissiez encore vous exprimer.
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Le Métronome - L’Histoire officielle contre l’histoire populaire

Le Métronome


L’Histoire officielle contre l’histoire populaire



Michel Lhomme
le
modifié le 10/07/2012 à 15:40h

Le Métronome de Lorànt Deutsch, par inadvertances ou relâchement, semblait être passé jusqu’alors entre les gouttes des censeurs officiels. Comment se fait-il, en effet, que l’on n’ait pas repéré et arrêté à temps un tel acteur mal pensant ?

Les nouveaux inquisiteurs

Non content de supprimer l’enseignement de l’Histoire en terminale scientifique au lycée, les nouveaux inquisiteurs veillent maintenant à ce que l’histoire reste officielle. Rien avant 1789 et surtout pas de frontières et encore moins de patries ! Ainsi, l’Histoire enseignée se réduit-elle maintenant à l’étude de grandes thématiques, abordées dans la « longue durée » et dans un espace transfrontalier, une histoire presque idéale et sans conflits de positions, une histoire sans même d’examen chronologique des évènements.

 
Or comment initier l’élève à la pragmatique de l’Histoire, à la notion d’événement et à l’imprévisibilité (Dominique Venner, L’imprévu dans l’Histoire, treize meurtres exemplaires, éd. Pierre-Guillaume de Roux, Paris 2012) sans jamais avoir étudié en classe, au moins une fois dans son détail le déroulement d’une grande bataille ou les conséquences hasardeuses d’un assassinat politique ? Quel professeur d’histoire de lycée est-il d’ailleurs aujourd’hui capable de citer un général d’empire, revivre comme si on y était une bataille de la guerre de cent ans ou de connaître le panthéon celtique ou germanique, une des souches vitales de l’esprit français ?

 

Dans les nouveaux programmes du collège, tous les grands hommes tels Louis XIV et Napoléon 1er ont été occultés au profit de grandes thématiques comme "l’émergence d’un roi absolu", "la Révolution, l’empire et la guerre" ou ‘’ les guerres d’anéantissement’’. Des périodes considérées comme essentielles pour l’Histoire nationale telle la Guerre de cent ans ou de trente ans disparaissent des programmes, ou deviennent optionnelles, au profit d’ouvertures culturelles et géographiques sur "la Chine des Hans à son apogée" ou "l'empire du Mali du XIIIe au XIVe siècles".  Le curseur a été déplacé du national au mondial en sorte que le Ministère de l’Education nationale n’est plus que le Ministère de l’Education mondialiste (rajouté socialo ou libéro suivant la tendance électorale !). Quid de s’interroger un instant sur l’utilité ou non de la chronologie dans l’enseignement de l’histoire auprès d’adolescents souvent dénués de repères.

L’histoire : apprendre les racines du futur 

En réalité, cela fait depuis bien longtemps qu’on ne parle plus de « l’ Histoire de France » et les historiens souhaitent même en accélérer la modernisation forcée, occultant dans l’enseignement du passé tout ce qui subsisterait de la Tradition ou tout ce qui conforterait un esprit traditionnel considéré comme rétrograde. De fait, l'apprentissage de l’Histoire, depuis la fin du XIXe siècle, a toujours répondu à une triple finalité : une finalité morale, intégratrice et civique, de nature républicaine. La finalité morale, c'est l'idée selon laquelle l'étude du passé devrait apprendre l'absolu humaniste et universaliste des valeurs et le sens du relatif, conduisant à la tolérance pacifiste (sans rien entendre à la logique de la guerre comme essence du politique). 

La finalité intégratrice vise à asservir l'histoire à une fonction identitaire et laïque. Quant à la finalité civique, elle repose sur l'idée que l'histoire est censée aiguiser l'esprit critique et que, dès lors, elle est une excellente propédeutique à l'exercice de la citoyenneté démocratique parlementaire, aux sentiments humanitaires ou à l’engagement ONG. Ainsi la finalité intégratrice de l’enseignement de l’Histoire s’est trouvée prisonnière elle-même d’un devoir de mémoire exacerbé par les communautés ou d’une discrimination positive faisant l’éloge au premier plan de la diversité. Elle a dû abandonner petit à petit l’idée d’une République forte au profit d’un Etat mobile et souple, paradigme d’une gouvernance mondiale, affichant pour résoudre juridiquement le conflit des valeurs une relativité des civilisations, avec ses concepts vagues de « communauté internationale » ou de « gouvernance » technocratique.
 
Finalement, la nouvelle histoire enseignée reflète les évolutions socialo-libérales des intellectuels organiques et les nouveaux programmes ne constituent pas en soi une révolution dans la dégradation permanente de l’enseignement de la discipline. Tout au plus, déplacent-ils légèrement le curseur entre les trois pôles précédemment évoqués et finissent-ils par évacuer les grands hommes et les rois au profit de mouvements sociologiques (telle la théorie du genre ou la sociohistoire) esquissés hors de toute perspective géopolitique ou guerrière. 

Alors que pendant longtemps, on a considéré que le citoyen français devait connaître sur le bout des doigts ses départements, sa géographie fluviale, la biographie des "grands hommes", les dates des grandes batailles et les grands classiques de la littérature française, on ne lui demandera en somme de ne reconnaître que ce qui les rassemble et les ressemble. En somme, la finalité morale l’a emporté sur tout le reste dans une "impolitique" généralisée, au détriment des approches intellectuelles classiques et de l’analyse scrupuleuse, scientifique et positiviste des faits.

Une photographie officielle, reflet de ces évolutions
 
A ce titre, il en est un peu de l’Histoire enseignée comme de la photo officielle du Président de la République. On finit par ne plus y voir aucun drapeau puisque la République déjà dissoute par la double souveraineté (française et européenne), n’est plus bonne qu’à se tenir gauche à l’extérieur de l’Elysée. Le roi n’est pas seulement nu : il est sorti dehors puisque la maison elle-même est vide et a perdu tous les emblèmes du pouvoir ! 


Bien sûr, tout est sans doute de bonne foi : l’introduction de chapitres  sur l’Inde classique, l’empire du Ghana et la Chine des Hans n’a pas pour ambition de nier l’identité française, mais de considérer qu’à une époque où la mondialisation n’est plus un fantasme, il est grand temps d’offrir à nos enfants une ouverture culturelle nécessaire ! Alors, l'histoire au programme mais pour combien de temps encore ? Le temps de l’expiation ou de la reconquête européenne.

Chez les petits maître de l’histoire, l’ouvrage de Lorànt Deutsch a fait l’effet d’une bombe ou plutôt donné l’impression de l’arrivée inopportune d’un indien dans la ville. Au début, ce fut comme un sourire narquois dans la patrie de la Révolution puis très vite, Deutsch est devenu, chez les universitaires, persona non grata, une tête à claque alors que comme nous le rappelions plus haut, l’enseignement de l’histoire vient juste d’être supprimé dans les classes de Terminale scientifique, presque sans le moindre émoi. Si l’on n’apprend plus l’Histoire de France aux enfants, c’est qu’elle est en pleine mondialisation, au stade ultime du capitalisme, dangereuse parce que surtout, ce qu’il s’agit de nous imposer, dans le cadre du Nouvel Ordre Mondial d'essence anglo-saxonne, c’est une seule identité culturelle, une seule réalité politique : l’identité planétaire et la réalité unipolaire.


Les historiens  professionnels ont donc d’abord attaqué Lorànt Deutsch sur son amateurisme : comment un jeune acteur, amoureux de l’Histoire de France, pourrait-il prétendre raconter l’Histoire et faire partager cet amour aux Français ? Jalousies de pacotille d’autant que le livre a de quoi inquiéter les salles de prof : le Métronome s’est vendu à plus d’un million cinq cent mille exemplaires, sans parler du succès de la série télévisuelle qui en a été tirée. Maryline Crivello, directrice du laboratoire Telemme (MMSH) à l’université d’Aix-Marseille a dénoncé en Lorànt Deutsch l’amateur qui a osé venir piétiner les platebandes des professionnels,  « ces chercheurs ou enseignants, ces médiateurs traditionnels issus d’une culture scolaire peu valorisée et associée à des amphis poussiéreux ». 


Mais pourquoi tant de reproches et tant de haines ? La lecture de la chronique « Rebonds » de Libération en ce sens est très  instructive. Ce que les historiens officiels reprochent à Deutsch c’est – je cite - un « récit fétichiste et gallo-centré ». Or, c’est exactement ce que nous reprochons aux historiens officiels et patentés de ne plus être fétichistes, de détourner les faits ou plutôt ce que nous leur reprochons, outre d’être particulièrement ennuyeux, c’est de s’attaquer surtout à l’histoire populaire au nom d’une mise en scène idéologique et multiculturaliste des faits et événements historiques, de refouler les rois et les saints catholiques en pratiquant systématiquement l’anachronisme au nom d’un militantisme laïc et partisan, d’appliquer en permanence l’amalgame et une lecture restrictive de l’Histoire de France, par exemple de l’occupation et de la résistance, de l’histoire de la Guerre d’Algérie ou du soviétisme. Bref, ce que nous leur reprochons, c’est de n’être en fait que des enseignants idéologues. 


Il y a pire : les nouveaux historiens sont en fait incapables de concevoir un quelconque projet collectif. Plus que des « intellectuels spécifiques » (Michel Foucault) qui se distingueraient par la croyance maintenue en l’utilité sociale pourtant limitée de leurs « compétences » particulières, les historiens universitaires ne sont, en fait, que des intellectuels de gouvernement, représentants à l’université et à l’école du réformisme centriste qui, au travers de réseaux de pouvoir médiatiques puissants se distinguent par leur dénonciation des intellectuels « amateurs »  et du dilettantisme cultivé (Bernard Lugan, Reynald Seycher, Dominique Venner,). Or, face aux crises profondes du monde social à venir, ces intellectuels de la compromission s’effaceront naturellement devant le retour du politique et de l’histoire, devant l’exemplarité de l’intellectuel critique (Alain de Benoist et ses entretiens avec François Bousquet, Mémoire vive chez de Fallois) qui ne confond pas la mode avec la vérité ou comme en ce moment, devant de simples citoyens comme Lorànt Deutsch qui n’acceptent plus de voir leur identité bradée alors qu’elle n’est que le seul patrimoine qui leur reste encore avant l’écroulement des banques ou la volonté politique du silence historique.
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