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Samedi 18 mai 2013
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Par: RDB le 24/10/2012


Excellent article !   J'apprécie beaucoup vos tournures de phrases qui font voler en éclat les mensonges formatés de la presse "habituelle"... J'aime beaucoup celle-ci : "C’est typique de tous les pays décadents, se réfugier derrière la sémantique pour nier la réalité et qualifier de « repli stratégique préparé à l’avance » ce qui est en fait une débâcle honteuse." Votre prose est lumineuse ! Je veux dire qu'elle éclaire bien nos lanternes. Merci !
Microcosme

Par: Tonton Cristobal le 10/10/2012


Sur la photo qui illustre l'article, les mains du policier sont bien proches des menottes... c'est un rapprochement dû au hasard?  :-))
Microcosme

Par: Singuillaume le 09/10/2012


Résultat des courses : la police est maintenant totalement décrédibilisée.Les trafiquants vont pouvoir maintenant faire leur sale boulot sans être rackettés, s'ils l'étaient (Peut-être y-a t'il eu  application du vieux principe du renseignement : " je te passe le séné, file-moi la rhubarbe").Ils vont contrôler encore mieux  les cités pour le plus grand bien des politiciens qui s'appuient en douce sur les caïds pour contrôler et donc bénéficier du vote communautaire.On l' a vu à Marseille avec quelques réélections aux législatives de politicien(ne)s compromis dans des histoires de subventions à des associations des quartiers nord.Samia Ghali, sénateur de Marseille a en définitive raison.Il faut mettre l'armée, c'est-à-dire la Gendarmerie, dans les banlieues.Mais encore faut-il, pour être efficace, qu'elle bénéficie des "tuyaux"dont devaient bénéficier les policiers demi-sel de la BAC. Tout le monde , y compris Valls dans un beau coup de menton, s'était gaussé de la proposition de madame Ghali : elle a raison.
Microcosme

Par: Tonton Cristobal le 07/10/2012


Pour atteindre l'harmonie il faut que "ce qui est en haut soit comme ce qui est en bas"... Nous y sommes dans une totale inversion des valeurs. Racailles d'en-haut, racailles d'en-bas. Triste reflet de l'image d'un pays, d'une société, qui n'en fini pas de couler, de se brésilianiser. Le cas de la BAC de Marseille n'est qu'un sordide fait divers grossi par les média, un arbre qui cache la forêt, ce qui arrange bien du monde. Une poignée de flics ripoux sûrement très bons professionnels qui ont franchi la ligne rouge, trahissant la confiance de ce que reste d'honnêtes citoyens. Les pires voleurs pillent votre travail, vos biens, vos gains par les "taxes" les plus diverses (sur l'héritage, les comptes bancaires etc...) Alors même si ça ne les excuse pas, les bacqueux de Marseille sont des petits garçons en comparaison. Excellent article! Les français ont a la police qu'ils méritent, à l'image de leur classe politique! après tout "ils" ont toujours voté majoritairement pour "ça"!
Microcosme

Par: Singuillaume le 07/10/2012


Certes révélées par les médias, donc possibilité d'effet de loupe, les affaires de ripoux se succèdent.Après Lyon avec un grand flic qui a chuté pour trop aimer la bonne vie , après Lille avec un flic gradé, moins connu, mais  inséré dans la société  républicaine ( PS , Franc- Maçonnerie, travaux publics et jambes en l'air), voilà de nouveau Marseille avec la BAC, imitant ceux qu'elle traque, et vivant sur la bête.Ces affaires de corruption dans la police ne sont-elles pas en définitive le reflet d' une France devenue tellement diverse que sa police devient dans son comportement identique à celle des pays dont elle accueille si généreusement les ressortissants.En définitive on va avoir une police dont les moeurs seront les mêmes que celles d'Alger, du Caire, de Mexico ou de Bangkok.C'est ça la mondialisation et l'unification des comportements. 
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 Marseille rate la BAC - Entre république bananière et  Chicago

Marseille rate la BAC


Entre république bananière et Chicago



Jean Ansar
le

Marseille ne fait plus rire personne. La ville de la galéjade est devenue un symbole de la diversité, puisque c’est un mot à la mode, des dégénérescences françaises. Quand le Paris Dakar pouvait encore se dérouler en Afrique, dans une autre époque, puisque maintenant il a été chassé par les extrémistes musulmans en Amérique latine, on s’amusait d’une blague.
«  Quelle est la première étape africaine du Paris-Dakar ? Marseille bien sur » .

On notera deux choses : l’image démographique liée à Marseille, une réalité dont on peut se réjouir ou s’inquiéter, et le fait que l’on ait conservé le nom de l’épreuve qui a du changer de continent. C’est typique de tous les pays décadents, se réfugier derrière la sémantique pour nier la réalité et qualifier de « repli stratégique préparé à l’avance » ce qui est en fait une débâcle honteuse.

Une affaire suspectée depuis plus d'un an, sous la présidence Sarkozy

On cache également par des mots la réalité de certains quartiers de Marseille devenus des enclaves pour bandes multi-ethniques comme cela se passe aux Usa depuis des décennies.  Les bandes s’affrontent à l’arme de guerre pour le contrôle d’un trottoir ou d’une cage d’escalier, marché de la drogue en plein air. Que les petites brutes incultes de certains quartiers qui roulent en Ferrari se rêvent en millionnaires Us du rap de la drogue et de la violence, c’était inévitable.

L’autre coté de la médaille, c’est hélas la gangrène de la police. Précisons de certains policiers. Certains en effet ne se résignent pas à voir passer des fortunes sous leurs yeux et gagner des salaires de misère en mettant leur vie en jeu. Après avoir atteint les bandes, le syndrome Us frappe notre police, comme dans les films de gangsters et de ripoux.

Sera-t-il une nouvelle fois l'homme de la situation ?

Mais le grand responsable au finish, c’est notre système politique. Il est incapable d’éradiquer la racaille par aveuglement idéologique et peur des bavures et de l’antiracisme… comme parfois aux Usa. Il est surtout incapable de redonner de la fierté aux serviteurs de l’état qui se sentent abandonnés.

Et puis il y a la dégradation du matériel humain dans tous les domaines. La nature humaine étant ce qu’elle est, on ne résiste pas, dans une société du fric, valeur absolue au-dessus de l’honneur et du dévouement, à l’appel du veau d'or de la poudre blanche. Il faudrait un  redressement moral de la société et un nouveau contrat national au-delà de la sémantique républicaine. Pour certains, la république, c’est le droit d’être respecté même quand on est tout, sauf respectable.

C’est pourquoi l’avenir appartient dans certaines villes et à Marseille en particulier aux trafiquants, aux ripoux, les deux faisant la paire. Ce qui  est en train d être révélé à Marseille en est une belle démonstration.

Les ripoux de la Bac

Il n'y a plus de brigade anti-criminalité jour à Marseille nord. Après la mise en examen de douze fonctionnaires soupçonnés d'extorsion de fonds et de délits liés aux stupéfiants, le ministre l'Intérieur  Manuel Valls a dissout l'unité.

Treize policiers avaient été placés en garde à vue depuis ce mardi et 15 ont été entendus librement, soit 28 membres de l'équipe de jour de la BAC nord, par 30 enquêteurs de l'Inspection générale de la police nationale. «Il est envisageable que d'autres personnes soient impliquées pénalement à des titres divers. Le sentiment, c'est qu'on a une gangrène qui a touché ce service» a déclaré, hier, le procureur de la République à Marseille, Jacques Dallest, évoquant une «affaire lourde, loin d'être terminée». 


Jacques Dallest : «affaire lourde, loin d'être terminée»

Depuis l'ouverture d'une enquête préliminaire en novembre2011, suivie d'une information judiciaire le 22février, «de très gros moyens» ont été employés pour surveiller les policiers suspectés, avec la pose de micros et de caméras dans les locaux de la BAC et dans les véhicules de fonction. De l'argent  et de la drogue ont été découverts cette semaine dans les locaux lors de perquisitions.
Il y a bien plus que quelque chose de pourrie dans le royaume de France.

Le rôle des médias

L’idéologie médiatique s’en mêle. Les journalistes aiment les flics quand ces derniers leurs donnent des infos qui permettent à leurs journaux de contourner le secret de l’instruction. Mais pour le reste, à part une liaison dangereuse de connivence toujours niée, le journaliste préfère globalement le voyou au policier. Le voyou a une présomption de circonstances atténuantes et le policier une suspicion de ripoux.

C’ est pourquoi on a droit à des choses normalement intolérables. Sur BFM télé, concernant cette affaire de la Bac, la chaîne a donné la parole, sans rien vérifier ni mettre en perspective, à un trafiquant de drogue et fier de l’être qui s’est livré en toute impunité à un réquisitoire contre une police pourrie. Pas ça, pas lui.

Notre télévision si bien pensante devrait tout de même se rappeler un principe élémentaire du droit «  nul ne peut invoquer sa propre turpitude ». La chaîne pourrait être à la limite poursuivie pour apologie du crime.

Apparemment cela ne gêne personne. Manuel Valls ne redressera pas plus les banlieues qu’Eric Montebourg le productif. Il est faux de dire que lorsqu’on touche le fond on remonte. La vraie décadence, elle est sans fond et le plus souvent on n’en remonte jamais, car cela nécessite un redressement qui ne serait pas qu’un effet sémantique.

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