Au château de Font-Ségugne (Châteauneuf-de-Gadagne, Vaucluse), sept jeunes poètes provençaux, dont Frédéric Mistral, fondent le Félibrige. C’est ce petit groupe qui va incarner la renaissance d’oc à partir du moment où Mistral voit son poème Mirèio consacré par la critique parisienne. Leur objectif est de « Garder toujours [à la Provence] sa langue, sa couleur, sa liberté de tournure, son honneur national et son beau rang d’intelligence, car, telle qu’elle est, la Provence nous plait.»
Un des seuls moments de rencontre est constitué par leur fête annuelle de la Santo Estello, en mai, qui connait deux points forts : un concours littéraire, et un banquet, au cours duquel le président (capoulier) du Félibrige prononce un discours sur l’état de l’Union.
« Maintenons comme des hommes, l’honneur de notre langue car c’est l’héritage de nos aïeux et le plus riche monument de notre gloire » Frédéric Mistral